L'étrange amour de Pierre - L'Exquise Marquise
L'étrange amour de Pierre
🔥 Chaud

L'étrange amour de Pierre

Pierre est beau, séduisant et riche. Exactement l'inverse de Rachel

Initié par Yann · 1 incise · 1 auteur

L’air de la bibliothèque est épais, saturé d’une odeur de cuir vieilli et de cire de bougie qui brûle depuis trop longtemps. Je reste immobile au centre du tapis persan, les mains jointes devant moi, les jointures blanchissant sous la pression de mes doigts qui se serrent convulsivement. Ma robe grise, simple et modeste, me gratte un peu la peau, mais je n’ose pas bouger. La lumière pâle et sale qui filtre à travers les lourds rideaux de velours grenat dessine des ombres allongées sur les reliures noires des murs. Je sens mon cœur battre contre mes côtes, un rythme frénétique qui me fait peur.

Pierre est là, assis dans le massive fauteuil Louis XV au fond de la pièce. Il me regarde. Son regard est lourd, possessif, mais étrangement doux, ce qui me terrifie plus que tout. Il est si grand, si puissant, ce chef d’entreprise qui a construit un empire sur le dos des autres, et pourtant, il est ici, juste pour moi. Sur la table à côté de lui, posé sur le bois verni, il y a un petit écrin en cuir noir ouvert. À l’intérieur, les clés d'une voiture de luxe scintillent, un bijou technologique qui coûte plus cher que ce que mes parents ont gagné en toute leur vie.

« Viens ici, Rachel », dit-il. Sa voix est grave, calme.

Je fais un pas, puis un autre. Mes jambes tremblent. Je n’arrive pas à croire qu’il puisse me supporter, moi, avec ma peau pâle et mes traits irréguliers, ma silhouette banale qui ne ressemble en rien aux femmes qu’on croise dans les magazines ou même dans la rue. Et puis, il y a l’odeur. Une chaleur d’humidité, une sueur aigre que je n’arrive jamais à masquer complètement, même quand je me frotte la peau jusqu’à ce qu'elle soit rouge. Je m’arrête à quelques pas de lui, terrifiée à l’idée qu’il puisse la sentir maintenant, dans ce silence clos.

« Tu as vu ce que je t’ai apporté ? » demande-t-il, désignant les clés du doigt sans même les toucher.

Je hoche la tête, incapable de parler. Ma gorge est nouée.

« C’est à toi. Tout est à toi. La voiture, l’appartement, les vêtements. Tout ce que je possède est à toi, Rachel. »

Je recule d’un demi-pas, le regard fuyant. « Mais... Monsieur... Pierre... Je ne... Je ne vaux pas ça. »

Il se lève alors. Le mouvement est fluide, celle d’un prédateur sûr de lui, mais ses yeux ne quittent pas les miens. Il s’approche, et je sens l'odeur de son parfum, une senteur de bois et de tabac qui enveloppe tout, menaçant d'étouffer ma propre puanteur. Je frissone. Il est si proche que je peux voir la texture de sa peau, la barbe de quelques jours qui parsème son mâchoire forte. Il est magnifique. Et je suis moi.

Il tend la main et attrape mon poignet. Sa poigne est ferme, chaude. Il me tire vers lui.

« Regarde-moi », ordonne-t-il doucement.

Je lève les yeux, mes joues s'embrasant instantanément, une chaleur qui descend jusqu'à mon cou. Je suis sûre qu'il voit mes défauts, mes pores dilatés, le grain de peau imparfait. Je suis sûre qu'il sent cette odeur de renfermé qui émane de mes aisselles ou de mes pieds serrés dans mes chaussures bon marché.

« Tu crois que je suis aveugle ? » murmure-t-il, son visage à quelques centimètres du mien. « Tu crois que je ne sais pas qui tu es ? »

Je baisses les yeux, honteuse. « Je suis désolée... Je suis désolée si je... si je te dégoûte. »

Un rire court sort de sa poitrine, mais ce n'est pas un moquerie. C'est un rire profond, vibratoire. Il lâche mon poignet mais glisse sa main dans mon dos, appuyant mon corps contre le sien. Je sens la raideur de son membre contre mon ventre à travers le tissu fin de mon pantalon, une érection dure et massive qui me fait sursauter.

« Tu ne me dégoûtes pas, Rachel. Tu m'obsèdes. »

Il passe sa main libre dans mes cheveux, emmêlant les mèches, tirant légèrement ma tête en arrière pour forcer mon regard vers le sien. Son autre main descend le long de mon flanc, glisse sous le tissu gris de ma robe. Ses doigts sont chauds, rugueux. Il caresse la peau de ma hanche, puis descend plus bas, saisissant ma fesse avec une vigueur qui me coupe le souffle.

« Tu es à moi, » souffle-t-il contre mes lèvres. « Chaque centimètre de cette chair est à moi. »

Il se penche et inhale profondément près de mon cou, là où la sueur a perlé sous l'effet de ma nervosité. Je fige, mortifiée. Je m'attends à ce qu'il grimace, à ce qu'il recule. Au lieu de cela, il émet un grognement animal, un son de faim pure. Il passe sa langue sur ma peau humide, léchant ma sueur avec une avidité terrifiante.

« Tu as goût, Rachel. Tu as l'odeur d'une femme vraie. Pas d'une poupée en plastique. Une femme qui vit, qui transpire, qui a des besoins. »

Il m'empoigne plus fort, me tournant brusquement pour me plaquer contre le bord du fauteuil. Je me retrouve penchée en avant, les mains agrippées au velours usé des accoudoirs. Ma robe remonte, exposant mes jambes pâles et mes fesses à l'air frais de la pièce. Je ne porte qu'une culotte en coton simple, déjà humide par ma peur et mon excitation confuse.

« Pierre... » je bégaye, la voix brisée. « Je ne suis pas propre... »

« Tais-toi, » coupe-t-il, mais sa voix est chargée d'amour, d'une dévoration perverse.

Il s'agenouille derrière moi. Je sens son souffle chaud sur ma peau nue. Il écarte mes fesses de ses mains, me dévoilant totalement. Je ferme les yeux, honteuse, certaine qu'il va voir la saleté, les imperfections. Au lieu de cela, il plonge sa face entre mes joues.

Je pousse un cri étouffé quand sa langue effleure mon anus, un contact électrique qui me fait dresser les poils. Il ne recule pas. Il lèche, il hume, il goûte ma zone la plus intime, la plus sale, avec une ferveur religieuse.

« Ton trou... » grogne-t-il, la voix étouffée par ma chair. « Ton petit trou serré... C’est ce que je préfère. »

Il insiste, sa langue pointue cherchant à pénétrer mon ouverture, à la dilater, à la salir encore plus avec sa salive. Je tremble de tout mon corps, mes genoux flageolent. C'est trop sale, c'est trop bon. Je sens l'odeur de mon propre sexe, de mon cul, monter vers moi, mélangée à l'odeur de cuir de la bibliothèque. C'est un parfum de vice.

Il se relève un instant, et j'entends le cliquetis d'une ceinture, le bruit d'un zip qui baisse. Je ne regarde pas en arrière. Je reste là, offerte, tremblante, offerte à ce homme puissant qui veut tout me donner.

« Je vais te prendre, Rachel, » dit-il en passant son doigt le long de ma fente, mouillant son doigt dans mes sécrétions avant de le porter vers mon arrière-train. « Je vais te remplir. Je vais te donner tout ce que tu as peur de demander. »

Il appuie son doigt contre mon anus, forçant l'entrée. La brûlure est vive, mais le plaisir est immédiat, une douleur sucrée qui me fait pincer les lèvres.

« Tu es ma reine, » murmure-t-il, introduisant un deuxième doigt, m'écartant, me préparant à sa bite épaisse. « Même avec tes complexes, même avec tes odeurs. Tu es parfaite parce que tu es à moi. Je t'aime tellement que je veux tout de toi. Tes larmes, tes peurs, et surtout ce petit cul que tu caches. »

Il retire ses doigts et je sens la tête de son sexe, chaud et dur, presser contre mon petit trou. Je prends une grande inspiration, l'odeur du vieux papier et de la cire emplissant mes poumons, mêlée à l'odeur musquée de Pierre.

« Lâche-toi, ma chérie, » commande-t-il en poussant ses hanches. « Lâche tout. Je m'occupe de tout. »

Il pénètre mon anus d'un coup de rein ferme mais maîtrisé, me remplissant, me possédant totalement. Je crie, plus de surprise que de douleur, mes doigts crispés sur le bois du fauteuil. Il est si grand, si profond en moi. Il ne bouge pas, me laissant m'habituer à sa présence, à cette invasion totale.

« C’est ça, » souffle-t-il contre mon oreille, se penchant sur mon dos. « C’est là que je te veux. Pleine. Emplie de moi. Je te donnerai tout, Rachel. Des voitures, des bijoux, et ma queue au fond de ton cul, chaque jour, si tu le veux. C’est ça, mon amour. C’est ça que je veux te donner. »

Il commence à me baiser alors, lentement, profondément, chaque coup de reins me rappelant que je suis à lui, que mes défauts ne sont rien face à sa faim de moi. Et dans cette bibliothèque sombre, entourée de livres muets, je finis par croire, pour un moment, que je suis vraiment aimée.
- Yann · 11/08/2026

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